Loisir

Critique du roman “Les gens heureux lisent et boivent du café”

Poivree / 10 janvier 2018

Aujourd’hui je te parle d’un livre que je viens de finir : « Les gens heureux lisent et boivent du café » . Ce roman a été mis en vente fin 2012 il me semble, mais je me suis enfin décidé à le lire il y a peu. Pourtant, j’en avais entendu pas mal parler autour de moi, mais comme j’ai énormément tendance à m’identifier aux personnages, je n’avais pas eu le courage de me plonger dedans jusqu’à présent. Et un jour que je traînais à la Fnac, je suis tombée dessus en tête de gondole et je l’ai acheté.

Ce livre a d’abord été auto-édité sur le web en ebook. Face au succès qu’il a rencontré, il a ensuite été publié chez Michel Lafon en format papier.

L’auteur, Agnès Martin-Lugand, qui était psychologue clinicienne avant de devenir écrivaine, nous entraîne, dans son premier roman, à vivre le cheminement du deuil de Diane, l’héroïne de cette histoire. Le point de départ est le décès brutal de sa fille Clara et son époux Colin lors d’un accident de voiture. Un an après cette perte tragique, Diane est toujours aussi dévastée qu’au premier jour. Elle ne communique plus avec le monde extérieur (sauf avec son ami de toujours Felix) , s’enlise dans sa douleur, reste enfermée dans son appartement aux volets fermés à ressasser des souvenirs, ne se lave pas, porte en permanence le pull de Colin,… Bref, elle ne vit plus, elle survit.

C’est alors que Diane, sous l’insistance de ses proches, va tenter de reprendre sa vie en main. Mais elle le sait, cela ne pourra pas se faire là où elle vit. Et pour fuir ce quotidien qui l’étouffe, elle décide de tout plaquer et de partir seule en Irlande afin d’essayer de se reconstruire. Elle ne choisit pas l’Irlande par hasard. Etant donné que Colin avait évoqué l’envie de s’y rendre, c’est donc là que Diane ira. Une fois en Irlande dans une maison isolée de tout en pleine campagne, Diane va petit à petit refaire face à la vie et elle fera des rencontres inattendues, notamment Edward, le voisin antipathique et bourru, qui lui permettront de faire ce deuil si difficile.

« Les gens heureux lisent et boivent du café », au delà d’un simple roman, qui se lit facilement pose des questions qui parlent à tout le monde. La première, celle qui m’angoisse le plus, c’est la perte des êtres qui me sont chers. En lisant ce livre, je me suis bien évidemment identifiée à Diane. Comment supporter une telle douleur ? Comment vivre chaque jour en sachant que notre enfant, notre époux ne seront plus là, alors que chaque petite chose de notre quotidien nous lie à eux ? Comment se reconstruire alors que l’on est brisée ? J’ai également pas mal cogité pour essayer d’imaginer comment avancer dans la vie, y reprendre goût, éclater de rire, ressentir des sentiments amoureux, … sans avoir l’impression de trahir les personnes que nous avons perdu ? Si j’essaie de me mettre dans ce que vit Diane, je crois qu’une perte aussi terrible signerait la fin de mon envie de vivre et probablement que, comme elle, je resterais terrée dans mon lit à pleurer toutes les larmes de mon corps pour toujours. Mais, je constate parmi les gens que je connais et qui ont été frappés par des pertes terribles que la vie reprend lentement sa place. Le deuil est là bien sûr, il est douloureux, il est étouffant, il nous fait traverser mille et une émotions, il difficilement acceptable… Mais à un moment ou à un autre, la vie reprend le dessus. Et c’est ce qu’il y a de plus merveilleux dans la vie, elle finit toujours par gagner.

Le seul bémol que je trouve au roman, ce sont les stéréotypes un peu trop présents à mon goût ( le meilleur ami gay, l’Irlande où il fait moche tous les jours, le voisin taciturne au physique de rêve,…) .

« Les gens heureux lisent et boivent du café » , est une histoire touchante, facile à lire. Même si les personnages ne sont très profonds au final, je trouve qu’on accroche assez facilement. C’est une littérature idéale pour des vacances ou un trajet en train ou en avion.

Et toi as-tu lu ce livre ou en as-tu entendu parler ? Qu’en as-tu pensé ?

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